Cet article contient des liens affiliés. Si vous effectuez un achat, nous pouvons percevoir une commission sans coût supplémentaire pour vous. En savoir plus

Bébé16 min

Bébé a beaucoup de gaz et pleure? Les gestes qui soulagent

Ah, les gaz du nourrisson... Un sujet qui préoccupe beaucoup de jeunes parents, et à juste titre ! Si votre bébé se tortille et semble inconfortable, sachez que c'est une étape tout à fait normale. Son petit système digestif est encore en rodage, ce qui explique pourquoi les gaz sont si fréquents au début. La plupart du temps, c'est simplement de l'air avalé pendant la tétée qui crée ces ballonnements et ces pleurs.

Comprendre pourquoi votre bébé a des gaz et reconnaître les signes

Une mère tient tendrement son bébé endormi sur son épaule, avec le texte « SIGNES DE GAZ » superposé.

Voir son tout-petit souffrir après les repas, ça fait mal au cœur. Pourtant, ces fameux gaz font partie du développement des premiers mois. La clé ? Comprendre d'où ils viennent pour pouvoir mieux l'apaiser.

La raison est avant tout physiologique. Le système digestif de votre bébé est immature. Ses intestins découvrent comment digérer le lait, et sa flore intestinale, qu'on appelle aussi le microbiote, se met doucement en place. Tout ce petit monde qui travaille peut entraîner une fermentation et, par conséquent, produire des gaz.

La cause n°1 : l'air avalé pendant les repas

Ce qu'on appelle l'aérophagie est le grand coupable. En clair, votre bébé avale de l'air, et ça arrive très vite. Une mauvaise prise au sein, une tétine de biberon au débit trop rapide, ou encore un bébé très affamé qui se jette sur son lait... voilà les scénarios classiques.

Cet air s'accumule dans son estomac et crée une sensation de pression désagréable. Si le rot ne suffit pas à tout évacuer, l'air continue son chemin dans les intestins. C'est là que les ballonnements et les douleurs commencent.

D'ailleurs, si vous avez des doutes sur les portions, notre calculateur de quantité de lait peut vous offrir des repères utiles. Et si vous préparez le trousseau pour la maternité, pensez à consulter notre check-list maternité pour ne rien oublier.

Les signaux clairs à observer

Comment être sûr qu'il s'agit bien de gaz ? Certains comportements ne trompent pas, surtout s'ils surviennent juste après le repas.

Pour vous y retrouver, voici un petit tableau récapitulatif. Il vous aidera à décrypter le comportement de votre nourrisson et à confirmer si les gaz sont bien en cause.

Comportement observéCe que cela signifie probablementComment réagir
Il se met à pleurer fort et soudainement, sans raison apparente.C'est une douleur aiguë, typique d'une bulle d'air qui se déplace.Prenez-le dans vos bras, essayez une position verticale pour l'aider à roter.
Son ventre est tendu, un peu gonflé, voire dur au toucher.L'air est piégé dans ses intestins, créant un ballonnement inconfortable.Un massage doux du ventre dans le sens des aiguilles d'une montre peut aider.
Il replie ses jambes sur son ventre ou se cambre en arrière.C'est un réflexe instinctif pour essayer de soulager la pression abdominale.La position "du tigre sur la branche" (à plat ventre sur votre avant-bras) est souvent très efficace.
Il a beaucoup de flatulences, parfois bruyantes.Son corps travaille activement pour expulser les gaz accumulés.C'est bon signe ! Cela signifie que les choses bougent. Continuez les gestes apaisants.

Observer attentivement ces réactions vous permettra de ne pas passer à côté du problème et d'agir rapidement pour le soulager.

Si vous vous sentez dépassé, gardez ceci en tête : en France, environ 20 à 30 % des nourrissons souffrent de gaz importants durant leurs trois premiers mois. Le pic se situe souvent autour de six semaines.

Ces désagréments sont presque toujours temporaires. Les chiffres le confirment : plus de 90 % des bébés voient ces troubles disparaître avant leurs 6 mois, à mesure que leur système digestif devient plus mature. Si vous voulez suivre précisément l'évolution de votre bébé mois par mois, notre calculateur d'âge vous permet de visualiser son développement. Reconnaître les signes est la première étape pour adopter les bons gestes, que nous allons voir ensemble juste après.

Face à une crise : les gestes qui soulagent sur-le-champ

Quand votre bébé se tord de douleur et que les pleurs s'intensifient, on se sent souvent démuni. L'urgence, c'est de trouver une solution pour l'apaiser, et vite. L'idée est simple : aider ce petit corps à évacuer l'air qui est coincé et qui le fait tant souffrir. Pas de panique, il existe des gestes tout simples et parfaitement sûrs à essayer dès que la crise pointe le bout de son nez.

Le rot, c'est le grand classique post-tétée. Indispensable. Mais il faut savoir que la fameuse tape dans le dos, bébé sur l'épaule, ne marche pas à tous les coups. Si ça ne vient pas, changez de tactique.

Essayez par exemple d'asseoir votre tout-petit sur vos genoux, face à vous, en veillant à ce que son dos reste bien droit. Avec une main, vous soutenez sa tête en plaçant votre paume sous son menton et son torse. De l'autre, vous massez ou tapotez très délicatement son dos, en remontant doucement du bas vers le haut. Cette position évite de comprimer son estomac et aide l'air à trouver le chemin de la sortie.

Le pouvoir du portage et des positions anti-gaz

Parfois, un simple mouvement ou une légère pression sur le ventre suffit à débloquer la situation. L'effet peut être presque immédiat. Certaines positions de portage sont redoutables d'efficacité.

  • Le "tigre sur la branche" : C'est une position que les bébés adorent. Allongez-le à plat ventre sur votre avant-bras. Sa tête se niche dans le creux de votre coude, et ses petites jambes pendent de chaque côté. La pression douce de votre bras sur son ventre va naturellement aider à faire bouger les bulles d'air.
  • Les genoux ramenés sur le ventre : Allongez votre bébé sur le dos, puis repliez tout doucement ses genoux vers son ventre. Maintenez cette position quelques secondes, puis relâchez. Répétez le mouvement plusieurs fois, sans forcer.
  • Le petit "pédalo" : Toujours sur le dos, attrapez délicatement ses chevilles et faites-lui faire un mouvement de pédalage. C'est un excellent exercice pour stimuler en douceur le transit et pousser les gaz vers la sortie.

Si les douleurs sont particulièrement vives, un peu comme des spasmes, ces techniques peuvent vraiment apporter un soulagement quasi immédiat. Pour aller plus loin et avoir d'autres astuces, notre guide complet vous explique comment soulager les coliques du nourrisson.

La chaleur, une alliée pour détendre les tensions

Un bain tiède, c'est souvent la solution miracle pour calmer une crise. La chaleur de l'eau a un effet incroyablement relaxant sur les muscles abdominaux. Parfois, cela suffit à tout relâcher et à faciliter l'expulsion des gaz.

Veillez simplement à ce que l'eau soit à une température agréable et sûre, aux alentours de 37°C. Profitez de ce moment de calme pour masser son petit ventre. C'est un rituel apaisant qui allie les bienfaits de la chaleur au contact physique, si rassurant pour lui.

Pas le temps ou l'envie de donner un bain ? Pensez à la bouillotte sèche, spécialement conçue pour les bébés. Mais attention, quelques règles s'imposent :

  1. Chauffez-la très, très légèrement, en suivant à la lettre le mode d'emploi.
  2. Testez systématiquement la chaleur sur l'intérieur de votre poignet avant toute chose.
  3. Placez-la sur son ventre, mais toujours par-dessus ses vêtements. Jamais au contact direct de sa peau.
  4. Laissez-la en place quelques minutes tout au plus, et ne le quittez pas des yeux.

Ces méthodes sont toutes simples à mettre en pratique, même au milieu de la nuit. Le plus important est de rester calme vous-même et de tester différentes approches. Chaque bébé est unique ; ce qui fonctionne pour l'un ne marchera pas forcément pour l'autre. Soyez patient, observez votre enfant, vous trouverez vite ce qui le soulage le mieux.

Le massage du ventre : une solution douce qui va au-delà du soulagement immédiat

Quand votre petit souffre de ballonnements, on pense souvent aux solutions minute, comme le faire roter ou lui plier les jambes. Mais le massage du ventre, c'est bien plus qu'une simple astuce. C'est une véritable approche préventive et apaisante qui aide son système digestif immature à mieux fonctionner sur le long terme.

Ce n'est pas juste une technique, c'est un vrai moment de connexion. Le contact peau à peau est incroyablement rassurant pour un tout-petit. Il aide à relâcher les tensions abdominales dues à la douleur et, par une action mécanique toute simple, encourage les bulles d'air à continuer leur chemin et à sortir.

Préparer ce moment de calme à deux

Pour que ce massage soit efficace et agréable, il faut choisir le bon moment. Oubliez l'idée de le masser en pleine crise de pleurs ou juste après le biberon. Le timing idéal ? Environ 30 à 45 minutes après la tétée, quand il est calme, éveillé et réceptif.

Créez une petite bulle de confort : assurez-vous que la pièce est bien chauffée et installez votre bébé sur une surface moelleuse, sur le dos. Prenez quelques gouttes d'une huile végétale simple et bio (amande douce, tournesol, c'est parfait). L'astuce, c'est de bien la chauffer entre vos paumes avant de toucher son ventre. Des mains froides, ça surprend et ça crispe !

Avant même le massage, ou en complément, d'autres gestes simples peuvent apporter un soulagement rapide.

Illustration montrant 3 étapes pour soulager les gaz de bébé : rot, portage et pédalage des jambes.

Ces actions – le rot, le portage ou le pédalage – sont des alliés précieux. Elles peuvent être utilisées avant le massage pour préparer le terrain, ou après pour compléter son effet apaisant.

Les gestes qui font vraiment du bien

Pour être efficace, le massage anti-coliques doit suivre le sens du transit. Massez toujours dans le sens des aiguilles d'une montre, tout simplement.

Voici les mouvements que les parents trouvent souvent les plus utiles :

  • Le moulin à eau : Pour commencer en douceur. Posez le plat de vos mains sur son ventre, l'une après l'autre, et faites-les glisser de haut en bas, comme une petite vague. Répétez 5 ou 6 fois, juste pour détendre la zone.
  • Les genoux repliés : Tout doucement, ramenez ses genoux vers son petit ventre. Maintenez quelques secondes, sans forcer. Cette légère pression est souvent très efficace pour aider à expulser les gaz coincés.
  • Le "soleil-lune" : C'est le mouvement phare. Pendant que votre main droite dessine un cercle complet autour de son nombril (le soleil), votre main gauche enchaîne en dessinant un demi-cercle (la lune).

Le plus important est de rester à l'écoute. Si votre bébé se tortille, se raidit ou montre des signes d'inconfort, arrêtez. Le massage doit rester un moment de plaisir. Même une petite session de 5 à 10 minutes chaque jour peut transformer votre quotidien.

En intégrant ce petit rituel, vous ne ferez pas que soulager ses maux de ventre. Vous l'aiderez à mieux se détendre, et cela peut même avoir un impact positif sur son sommeil, qui est souvent le premier à souffrir quand les gaz s'invitent la nuit. Quelques minutes d'attention pour des heures de tranquillité, pour lui comme pour vous.

Ajuster l'alimentation pour limiter les gaz

Une femme souriante nourrit un bébé dans un berceau avec une boisson jaune, fond avec un panneau "MOINS DE GAZ".

Quand votre tout-petit se tortille après les repas, le premier réflexe est souvent de se tourner vers l'alimentation. Et pour cause : chaque tétée peut être une porte d'entrée pour l'air qui s'accumule dans son petit ventre.

La bonne nouvelle ? De simples ajustements, que vous allaitiez ou donniez le biberon, peuvent vraiment changer la donne. Il ne s'agit pas de tout révolutionner. Juste d'observer et d'adapter en douceur. Des gestes de bon sens suffisent souvent à apaiser l'inconfort de votre tout-petit.

Pour les mamans qui allaitent

L'allaitement est un magnifique ballet entre une mère et son bébé, mais il faut parfois un peu de temps pour que la chorégraphie soit parfaite. Une mauvaise prise du sein ? Souvent la principale cause d'aérophagie.

Concrètement, si votre bébé ne prend pas une bonne partie de l'aréole dans sa bouche, il avale de l'air en même temps que le lait. Pour vérifier, assurez-vous que sa bouche est grande ouverte et que ses lèvres sont joliment retroussées, comme une petite ventouse. Vous entendez des "claquements" ou ressentez une douleur ? Sa position n'est probablement pas optimale. Pour aller plus loin, notre guide complet sur l'allaitement est une mine d'informations.

Et l'alimentation de la maman dans tout ça ? On lit beaucoup de choses sur les aliments "à risque" comme les choux, les brocolis ou les produits laitiers. La vérité ? Le lien n'est pas automatique. Certains bébés y seront sensibles, d'autres pas du tout. Si vous avez un doute, notez simplement si les crises de gaz coïncident avec quelque chose que vous avez mangé.

Attention : n'entamez jamais un régime d'éviction seule. Retirer des familles d'aliments sans avis médical pourrait vous exposer, vous et votre bébé, à des carences.

Si vous donnez le biberon

Avec le biberon, vous avez plusieurs leviers pour limiter la quantité d'air avalée. À commencer par le choix du matériel.

  • Les tétines dites "anti-coliques" sont souvent une bonne piste. Elles sont équipées d'une petite valve qui permet à l'air d'entrer dans le biberon au lieu de finir dans l'estomac de bébé.
  • Les tétines à débit lent sont aussi vos alliées, surtout avec un nouveau-né. Un flux trop rapide oblige bébé à déglutir frénétiquement, et donc à avaler de l'air.

Il faut savoir que les troubles digestifs (pleurs, régurgitations, ballonnements) représentent entre 15 et 30 % des motifs de consultation pédiatrique les deux premiers mois. C'est énorme ! Mais ce qui est rassurant, c'est que des gestes simples, comme ceux que nous voyons ici, sont efficaces chez 50 à 80 % des nourrissons concernés, comme le rappellent de nombreuses recommandations pédiatriques.

La façon de préparer le biberon compte aussi. On a tous tendance à le secouer comme un shaker, mais cela crée une mousse pleine de bulles d'air. Le bon geste ? Faites-le plutôt rouler doucement entre vos paumes.

Enfin, pensez à la position de votre bébé pendant le repas. L'idéal est de l'installer en position semi-assise, et non totalement à plat. Pensez aussi à bien incliner le biberon pour que la tétine soit toujours remplie de lait. Une tétine à moitié vide, c'est une tétine à moitié pleine... d'air ! Et comme pour le sein, une ou deux pauses "rot" pendant le biberon peuvent faire des merveilles.

Quand faut-il s'inquiéter et appeler un professionnel ?

Dans la grande majorité des cas, ces troubles digestifs sont une étape tout à fait normale. C'est le signe que son petit système digestif apprend à fonctionner. Mais en tant que parent, votre instinct est votre meilleur allié. Il est donc crucial de savoir repérer les quelques signaux qui pourraient indiquer que ces gaz cachent autre chose.

Pas de panique : je vais vous donner des repères clairs pour savoir quand réagir. Les massages et les ajustements dans l'alimentation règlent la plupart des soucis, mais ils ne remplacent jamais un avis médical si des symptômes plus sérieux apparaissent.

Les signaux d'alerte à connaître

Gardez un œil attentif sur le comportement de votre tout-petit. Certains signes, surtout s'ils durent ou s'accumulent, méritent un coup de fil à votre pédiatre, médecin ou sage-femme.

Voici ce qui devrait vous mettre la puce à l'oreille :

  • Des pleurs vraiment inconsolables. On ne parle pas ici des pleurs de fin de journée, mais de cris perçants, qui semblent exprimer une vraie douleur et que rien ne parvient à calmer.
  • De la fièvre. Chez un bébé de moins de 3 mois, une température qui dépasse les 38°C est toujours une urgence. N'attendez pas.
  • Des soucis digestifs inhabituels. Des vomissements en jet (bien plus forts que de simples régurgitations), de la diarrhée qui ne s'arrête pas ou, au contraire, une constipation qui dure depuis plusieurs jours.
  • Du sang dans les selles. Même une toute petite trace doit vous amener à consulter.
  • Un bébé qui ne veut plus manger. S'il refuse de boire sur plusieurs tétées ou biberons d'affilée, semble mou, ou si vous constatez une perte de poids.

Ces signes peuvent parfois révéler un problème sous-jacent, comme une allergie aux protéines de lait de vache (APLV) ou un reflux gastro-œsophagien (RGO) plus sévère. Ces situations demandent un diagnostic et un suivi médical précis.

Pour vous donner une idée, en France, on estime qu'entre 132 000 et 198 000 nouveau-nés consultent chaque année pour des symptômes digestifs assez marqués durant leurs premières semaines. Pour en savoir plus, vous pouvez consulter les données démographiques sur le site de l'INSEE.

Votre rôle est d'apporter du confort à votre bébé au jour le jour, mais aussi de savoir passer la main à un professionnel quand la situation l'exige. N'ayez jamais peur de déranger pour un avis médical. Il vaut mille fois mieux consulter pour rien que de passer à côté d'un vrai problème. Votre sérénité compte aussi énormément.

Les questions qui reviennent le plus souvent chez les parents

Quand on a un bébé qui se tortille à cause des gaz, on se sent souvent démuni et fatigué. C'est tout à fait normal de se poser mille questions pour essayer de trouver la bonne solution. Regardons ensemble les interrogations les plus fréquentes, avec des réponses claires et concrètes pour vous guider.

Les laits "confort" ou "anti-coliques", ça marche vraiment ?

Oui, dans certains cas, ces laits spécifiques peuvent vraiment changer la donne. Leur formule est souvent un peu épaissie pour éviter que bébé ne régurgite trop, ou alors ils contiennent moins de lactose, ce qui aide les petits ventres les plus fragiles à mieux digérer. Le but est de limiter la fermentation dans l'intestin, et donc la formation de gaz.

Par contre, on ne change jamais de lait de sa propre initiative. C'est une règle d'or. Chaque bébé réagit différemment et seul votre pédiatre ou médecin peut vous dire si c'est la bonne piste à explorer pour votre enfant. Un changement de formule mal avisé pourrait perturber sa flore intestinale et faire pire que mieux.

Est-ce que je peux mettre une bouillotte sur son ventre ?

La chaleur douce aide les muscles de son petit ventre à se détendre, mais prudence ! N'utilisez jamais une bouillotte à eau traditionnelle ; le risque de brûlure est bien trop élevé, même à travers un body.

La bonne alternative, ce sont les bouillottes sèches, celles qui sont remplies de noyaux de cerise ou de graines de lin et spécialement pensées pour les tout-petits.

  • Chaleur douce : La température doit être à peine tiède au toucher, jamais chaude.
  • Test indispensable : Avant de la poser sur votre bébé, testez-la toujours sur l'intérieur de votre poignet pendant quelques secondes.
  • Utilisation sécurisée : On la pose sur ses vêtements, jamais à même la peau, pour quelques minutes seulement et en restant toujours à côté de lui.

Et les remèdes de grand-mère, comme la tisane de fenouil ?

Ici, la réponse des professionnels de santé est claire : non. Avant 6 mois, le système digestif et les reins d'un bébé ne sont tout simplement pas prêts à gérer autre chose que du lait, qu'il soit maternel ou infantile. C'est son seul et unique aliment.

Donner de l'eau, une tisane ou n'importe quelle boisson à base de plantes à un nourrisson peut être risqué. Cela peut perturber son fragile équilibre digestif, le "remplir" inutilement et donc diminuer ses apports en lait, qui sont pourtant vitaux pour sa croissance. Après 6 mois, quand la diversification alimentaire commence, vous pourrez découvrir nos idées de menus pour bébé pour varier son alimentation.

Même si ces remèdes sont estampillés "naturels", ils ne sont pas anodins pour un organisme aussi immature. Ne donnez jamais rien à votre bébé, même des produits à base de plantes, sans avoir obtenu le feu vert clair et net de votre médecin. La sécurité de votre enfant passe avant tout.